La pancréatite aiguë l’inflammation aiguë du pancréas. Cette inflammation peut aller de l’infiltration par des cellules inflammatoires jusqu’à la nécrose totale de la glande pancréatique et des tissus avoisinants.
Les principales causes sont l’intoxication alcoolique et la lithiase biliaire.
| Etiologies | % des pancréatites aiguës |
|---|---|
| Lithiase biliaire | 40 |
| Intoxication alcoolique | 40 |
| Maladie métabolique : hypercalcémie, hypertriglycéridémie | 3 |
| Médicamenteuse | 2 |
| Obstruction des canaux pancréatiques par une tumeur (bénigne ou maligne) | 2 |
| Malformation pancréatique (pancréas divisum, pancréas annulaire) | 2 |
| Causes rares : infection (oreillons…), maladie systémique (lupus…) | 1 |
| Pas de cause retrouvée | 10 |
Le diagnostic est porté sur l’association : présence de douleurs typiques et un taux de lipase dans le sang supérieure à 3 fois la normale.
Elévation de lipasémie, supérieure à 3N.
La TDM abdominale avec injection intraveineuse de produit de contraste est pratiquée dans les 48 à 72 heures après le début des signes cliniques. Cet examen est diagnostique (classification de Balthazar) et pronostique.
| Index de sévérité | Morbidité % | Mortalité % |
|---|---|---|
| <3 | 8 | 3 |
| 4-6 | 35 | 6 |
| 7-10 | 92 | 17 |
| Pancréatite aiguë grave | Pancréatite aiguë bénigne | |
|---|---|---|
| Nécrose pancréatique | Oui | Non |
| Complication locale (abcès…) | Possible | Non |
| Défaillance viscérale | Possible | Non |
| Mortalité | Jusqu’à 17% | < 1% |
Ils sont clinico-biologiques (score de Ranson) et radiologique (score de Balthazar).
L’hospitalisation est toujours de mise, souvent en unités de soins traditionnels. La base du traitement est le maintien d’un équilibre électrolytique et volémique, associée à un jeûne (habituellement de 3 jours). La réalimentation est reprise 48 h après la disparition des douleurs sans antalgiques. Les antalgiques à base de paracétamol ou de morphine (AINS et salicylés à éviter en raison de leur toxicité rénale potentielle) sont souvent suffisants.
Les principes de base sont les mêmes que celles des formes non compliquées. Il existe cependant quelques particularités. La nutrition artificielle est quasi systématique. Il faut privilégier toujours la voie entérale (sonde naso-jéjunale), mise en place le plus tôt possible, c’est à dire dans les 48 heures suivant l’admission. Sinon, nutrition parentérale (par voie veineuse centrale).
La cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique avec sphinctérotomie endoscopique en urgence (dans les 48 heures) est indiquée si il existe un ictère obstructif et/ou une angiocholite.
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