Le RGO se définit comme le passage intermittent du contenu gastrique dans l’œsophage. C’est un phénomène physiologique en période post-prandiale. Il est considéré comme pathologique en cas de symptômes et/ou de complications.
Douleur à type de brûlures rétrostéranles débutant dans la région de l’épigastre, avec un trajet ascendant. Il peut être déclenché par la fléxion en avant (« signe du lacet »).
Impression d’arrivée d’un liquide acide dans la bouche.
Voir tableau en dessous.
Ce qui fait suspecter une complication du RGO : sténose dite « peptique », voire cancer.
| Manifestations ORL | Manifestations pulmonaires | Manifestations cardiaques |
|---|---|---|
| Pharyngite chronique Paresthésie pharyngée Laryngospasme Otalgies Granulome des cordes vocales Erythème et oedème inter aryténoïdiens Laryngite chronique |
Dyspnée asthmatiforme Toux chronique Pneumopathie d’inhalation Apnées obstructives nocturnes Asthme extrinsèque, d’apparition tardive, sans facteur allergique retrouvé |
Douleurs pseudo-angineuses |
Diverticule de l'oesophage
Dans la plupart des cas, il n’y a pas de complications. Quand elles apparaissent, elles peuvent être graves.
Dilatation endoscopique d'une sténose de l'oesophage
Ils visent à affirmer (si nécessaire, en cas de doute) le diagnostic de RGO, d’apprécier la gravité d’une éventuelle oesophagite.
Les indications ont été définies par des conférences de consensus.
| Classification du consensus | Grade de Savary Miller | Définition |
|---|---|---|
| Non sévère | 1-2 | Erosions et ulcérations indépendantes les unes des autres. Erosions et ulcérations confluentes non circonférentielles. |
| Sévère | 3 | Erosions et ulcérations circonférentielles (mais non sténosantes). |
| Compliquée | 4 | Endobrachyœsophage, sténose, ulcère. |
Elle est systématiquement effectuée sur 24 heures. Elle mesure surtout la fréquence et la durée des chutes de pH <4 dans l’œsophage (ph normal > 6).
Elle peut être effectuée soit pour affirmer le diagnostic de RGO (après arrêt du traitement), soit pour juger de l’efficacité du traitement sur l’exposition acide de l’œsophage (effectuée sous traitement).
ORL, pulmonaire, cardiaque ; avec une muqueuse œsophagienne normale en endoscopie.
Si absence d’œsophagite à l’endoscopie.
La seule méthode hygiéno-diététique ayant une efficacité démontrée, mais modeste est la surélévation de la tête du lit à 45°. Les alginates (Gaviscon®, Algicon®) sont pris à la demande au moment des douleurs. Ils ne font pas régresser les lésions d’oesophagite. Ils sont indiqués pour obtenir un soulagement rapide du pyrosis au cours d’un RGO non compliqué. Les anti-H2 peuvent être utilisés en cas d’oesophagite grade I ou II. En cas d’oesophagite grade III ou IV (sévère), seuls les IPP sont efficaces.
En raison de l’efficacité quasi constante des IPP, il n’est pratiquement jamais envisagé. L’intervention chirurgicale vise à créer une valve (à partir de la paroi de la grosse tubérosité gastrique) qui va faire le tour de la partie abdominale de l’œsophage. La jonction entre l’œsophage et l’estomac (le cardia) est fixée dans l’abdomen.
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